Le projet EndoBiota vise à explorer le rôle du microbiote intestinal et génital dans la physiopathologie de l’endométriose.
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer et se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, responsable notamment de douleurs pelviennes et d’infertilité.
Des travaux récents suggèrent que l’endométriose pourrait être associée à des altérations du microbiote (dysbiose). Les interactions entre microbiote, système immunitaire et inflammation pourraient contribuer à l’initiation et à la progression de la maladie.
Le projet EndoBiota vise ainsi à caractériser les profils microbiotiques associés à l’endométriose et à mieux comprendre leur rôle dans les mécanismes physiopathologiques de la maladie.
Objectifs du projet
Objectif principal
Identifier les altérations du microbiote intestinal et génital associées à l’endométriose.
Objectifs secondaires
- Étudier l’association entre composition du microbiote et sévérité de l’endométriose.
- Identifier des signatures microbiotiques spécifiques de la maladie.
- Explorer les interactions entre microbiote, inflammation et système immunitaire.
- Identifier de potentielles cibles thérapeutiques liées au microbiote.
Méthodologie
EndoBiota repose sur une approche translationnelle combinant données cliniques et analyses microbiologiques.
Les analyses incluent notamment :
- Caractérisation du microbiote intestinal et génital
- Séquençage bactérien, notamment 16S rRNA sequencing
- Analyses métagénomiques
- Corrélation avec les données cliniques et phénotypiques des patientes.
Cette approche permet d’identifier des profils microbiotiques associés à la présence et à la sévérité de l’endométriose.
Population étudiée
L’étude inclut : des patientes atteintes d’endométriose et des femmes témoins sans endométriose.
Les participantes sont recrutées dans un centre expert de prise en charge de l’endométriose.
Centre investigateur
L’étude est menée au sein du centre expert d’endométriose de : Hôpital Cochin Port Royal AP-HP – Université Paris Cité
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | EndoBiota |
| Investigateur principal | Dr Guillaume Parpex |
| Équipe scientifique | Charles Chapron, Louis Marcellin |
| Institution coordinatrice | Université Paris Cité – Institut Cochin |
| Type d’étude | Étude observationnelle translationnelle |
| Design | Cas-témoins |
| Centre | Monocentrique |
| Population | Femmes atteintes d’endométriose et témoins |
| Durée du projet | Projet de recherche en cours |
| Financement | ENDOFRANCE et Académie du Microbiote Uro-génital |
Mots-clés
Endométriose — microbiote — microbiote intestinal — microbiote génital — inflammation — dysbiose.
Le projet ENDOFAT vise à mieux comprendre le rôle du tissu adipeux dans la physiopathologie de l’endométriose.
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Elle est associée à des douleurs pelviennes chroniques, des troubles digestifs ou urinaires et peut être responsable d’infertilité.
Des données récentes suggèrent que le tissu adipeux pourrait jouer un rôle important dans l’inflammation systémique et locale associée à l’endométriose. En particulier, les adipocytes et les cellules immunitaires présentes dans le tissu adipeux pourraient contribuer à la production de médiateurs inflammatoires et influencer le développement et la progression des lésions endométriosiques.
Le projet ENDOFAT vise ainsi à explorer les interactions entre tissu adipeux, inflammation et endométriose afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la maladie.
Objectifs du projet
Objectif principal
Étudier les caractéristiques biologiques et inflammatoires du tissu adipeux chez les patientes atteintes d’endométriose.
Objectifs secondaires
- Analyser le rôle du tissu adipeux dans les mécanismes inflammatoires associés à l’endométriose
- Caractériser les interactions entre tissu adipeux, cellules immunitaires et lésions endométriosiques
- Identifier des signatures biologiques associées à la sévérité de la maladie
- Explorer de nouvelles pistes thérapeutiques ciblant les mécanismes métaboliques et inflammatoires.
Méthodologie
ENDOFAT est une étude translationnelle reposant sur l’analyse d’échantillons biologiques prélevés chez des patientes atteintes d’endométriose lors de leur prise en charge chirurgicale.
Les analyses comprennent notamment :
- Etude du tissu adipeux prélevé lors de la chirurgie
- Analyses histologiques et immunologiques
- Analyses moléculaires des médiateurs inflammatoires
- Corrélation des données biologiques avec les caractéristiques cliniques des patientes.
Cette approche permet d’explorer le rôle potentiel du tissu adipeux dans les mécanismes inflammatoires impliqués dans l’endométriose.
Population étudiée
L’étude inclut des patientes prises en charge pour endométriose dans un centre expert. Elles sont recrutées dans le cadre de leur prise en charge chirurgicale.
Critères d’inclusion
- Femmes majeures
- Diagnostic d’endométriose confirmé ou suspecté
- Indication de chirurgie pour endométriose
- Prise en charge dans un centre expert de l’endométriose
- Consentement écrit à participer à l’étude et à la collecte d’échantillons biologiques.
Centre investigateur
L’étude est menée au sein du centre expert d’endométriose de : Hôpital Georges Pompidou- AP-HP Université Paris Cité.
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | ENDOFAT |
| Investigateur principal | Dr Meriem KOUAL |
| Institution coordinatrice | Université Paris Cité |
| Type d’étude | Étude observationnelle translationnelle |
| Design | Étude prospective |
| Centre | Monocentrique |
| Population | Patientes atteintes d’endométriose opérées |
| Échantillons étudiés | Tissu adipeux |
| Durée du projet | Projet de recherche en cours |
| Financement | ANR jeune chercheur |
Mots-clés
Endométriose — tissu adipeux — inflammation — immunologie — physiopathologie.
Le projet ENDOTENS vise à évaluer l’efficacité d’une stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) dans la prise en charge de la douleur pelvienne chronique liée à l’endométriose.
La douleur pelvienne chronique constitue l’un des symptômes les plus fréquents et les plus invalidants de l’endométriose. Elle peut persister malgré les traitements hormonaux ou chirurgicaux et repose sur des mécanismes complexes impliquant des composantes nociceptives, neuropathiques et nociplastiques.
Dans ce contexte, les approches non pharmacologiques représentent un axe important pour améliorer la prise en charge de la douleur et réduire le recours aux traitements médicamenteux. La neurostimulation transcutanée (TENS) est une technique non invasive déjà utilisée dans la prise en charge de plusieurs douleurs chroniques.
L’étude ENDOTENS évalue l’efficacité d’un dispositif de neurostimulation connecté, actiTENS, développé pour soulager la douleur. Ce dispositif délivre des stimulations électriques transcutanées contrôlées via une application mobile, permettant aux patientes d’adapter la durée et l’intensité des stimulations.
L’objectif de l’étude est de déterminer si l’utilisation régulière de ce dispositif permet de réduire significativement l’intensité de la douleur chez les patientes atteintes d’endométriose et d’améliorer leur qualité de vie.
Objectifs du projet
Objectif principal
Démontrer l’effet analgésique d’un traitement par stimulation nerveuse transcutanée actiTENS pendant trois mois chez des patientes présentant une douleur pelvienne chronique liée à l’endométriose, en comparaison avec une stimulation de faible intensité utilisée comme contrôle.
Objectifs secondaires
- Evaluer l’impact du traitement sur la qualité de vie des patientes
- Analyser l’effet du dispositif sur la fonction et les limitations liées à la douleur
- Caractériser les profils de patientes répondant au traitement
- Déterminer les modalités optimales d’utilisation du dispositif en pratique clinique
- Evaluer la tolérance et la sécurité d’utilisation du dispositif
- Analyser l’impact de l’utilisation du dispositif sur la consommation de soins et de traitements antalgiques.
Méthodologie
L’étude ENDOTENS est un essai clinique prospectif, randomisé, multicentrique et contrôlé utilisant un design cross-over.
Dans la première phase de l’étude, les participantes sont randomisées entre deux séquences de traitement :
- Un traitement actif par stimulation nerveuse transcutanée actiTENS
- Un traitement contrôle reposant sur une stimulation de faible intensité.
Chaque période de traitement dure trois mois et est séparée par une période de wash-out de 28 jours.
Dans une seconde phase, toutes les patientes bénéficient d’un traitement ouvert par actiTENS pendant trois mois supplémentaires afin d’évaluer les modalités d’utilisation du dispositif en conditions réelles.
Le dispositif est appliqué au niveau pelvien antérieur et lombo-sacré, avec des séances de stimulation d’au moins 60 minutes deux fois par jour.
Population étudiée
L’étude inclut des femmes adultes atteintes d’endométriose confirmée présentant une douleur pelvienne chronique associée à la maladie.
Les participantes sont suivies dans des centres spécialisés dans la prise en charge de l’endométriose ou dans des centres de traitement de la douleur en France.
Critères d’inclusion
- Femmes âgées de plus de 18 ans
- Diagnostic d’endométriose confirmé par imagerie (IRM ou échographie)
- Douleur pelvienne chronique liée à l’endométriose depuis au moins trois mois
- Douleur pelvienne présente au moins 15 jours par mois
- Intensité moyenne de la douleur ≥ 4 sur une échelle numérique de 0 à 10
- Traitement hormonal et antalgique stable depuis au moins trois mois
- Capacité à utiliser le dispositif et l’application mobile associée
- Consentement éclairé signé.
Centre investigateur
L’étude est coordonnée par le centre de la douleur de : Hôpital Cochin AP-HP
Université Paris Cité
Et implique plusieurs centres spécialisés dans la prise en charge de l’endométriose et de la douleur en France.
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | ENDOTENS |
| Investigateur coordonnateur | S. Perrot |
| Directeur scientifique | L. Marcellin |
| Institution coordinatrice | AP-HP / Université Paris Cité |
| Promoteur | AP-HP – DRCI |
| Type d’étude | Essai clinique sur dispositif médical |
| Design | Étude prospective randomisée multicentrique cross-over avec extension ouverte |
| Centres | 29 centres en France |
| Population | Femmes atteintes d’endométriose avec douleur pelvienne chronique |
| Intervention étudiée | Stimulation nerveuse transcutanée actiTENS |
| Dispositif | actiTENS – dispositif connecté de neurostimulation |
| Taille de l’étude | participantes |
| Durée d’inclusion | 18 mois |
| Durée de participation par patiente | 11 mois |
| Financement | Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC 2024) |
Le projet EPIVO étudie les effets épigénétiques de la fécondation in vitro (FIV) et de l’endométriose sur les embryons humains au stade pré-implantatoire.
Les technologies de procréation médicalement assistée, notamment la fécondation in vitro, modifient l’environnement dans lequel se développe l’embryon au tout début de son développement. Plusieurs travaux suggèrent que ces conditions pourraient influencer l’expression des gènes à travers des mécanismes épigénétiques, c’est-à-dire des modifications de l’expression des gènes sans modification de la séquence d’ADN.
Par ailleurs, l’endométriose est fréquemment associée à l’infertilité et pourrait également influencer la qualité embryonnaire ou les mécanismes d’implantation. Certaines études suggèrent notamment que la maladie peut affecter les taux d’implantation lors des cycles de FIV.
L’étude EPIVO vise ainsi à analyser les modifications épigénétiques observées dans les embryons issus de FIV et à déterminer si l’endométriose pourrait moduler ces mécanismes.
Objectifs du projet
Objectif principal
Étudier l’impact de la fécondation in vitro et de l’endométriose sur les modifications épigénétiques observées dans les embryons humains au stade pré-implantatoire.
Objectifs secondaires
- Analyser les profils épigénétiques des embryons issus de FIV
- Comparer ces profils selon la présence ou non d’endométriose chez les patientes
- Mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement embryonnaire précoce
- Explorer l’impact potentiel de ces mécanismes sur la réussite de l’implantation.
Méthodologie
EPIVO repose sur l’analyse d’embryons humains au stade pré-implantatoire obtenus dans le cadre de cycles de fécondation in vitro.
Les analyses comprennent notamment :
- Analyses épigénétiques des embryons
- Étude des modifications de méthylation de l’ADN
- Analyses de l’expression génique
- Comparaison entre embryons issus de patientes avec ou sans endométriose.
Ces analyses permettent d’explorer les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement embryonnaire précoce et l’impact potentiel des conditions de conception sur l’épigénome.
Population étudiée
L’étude inclut des embryons humains obtenus dans le cadre de cycles de fécondation in vitro.
Les analyses portent notamment sur des embryons pré-implantatoires issus de patientes prises en charge pour infertilité, avec ou sans endométriose.
Critères d’inclusion
- Patientes prises en charge en fécondation in vitro
- Embryons humains au stade pré-implantatoire disponibles pour la recherche
- Consentement des patientes à l’utilisation des embryons à des fins de recherche
- Prise en charge dans un centre de procréation médicalement assistée.
Centre investigateur
L’étude est conduite au sein du centre de procréation médicalement assistée de : Hôpital Cochin Port Royal AP-HP – Université Paris Cité.
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | EPIVO |
| Investigateurs principaux | Dr C. Patrat, Dr D. Vaiman |
| Institution coordinatrice | Université Paris Cité |
| Type d’étude | Étude translationnelle |
| Design | Étude expérimentale sur embryons pré-implantatoires |
| Centre | Monocentrique |
| Population | Embryons issus de cycles de FIV |
| Durée du projet | 2024 – 2029 |
| Financement | Fondation LVMH |
Mots-clés
Endométriose — FIV — épigénétique — embryon pré-implantatoire — développement embryonnaire.
Le projet GYNAB vise à évaluer l’intérêt d’un suivi post-urgence gynécologique dématérialisé reposant sur l’utilisation d’une application de santé connectée.
Les consultations aux urgences gynécologiques représentent un motif fréquent de recours à l’hôpital. Dans certaines situations cliniques, les patientes doivent être revues dans les jours suivant leur passage aux urgences afin d’évaluer l’évolution de la pathologie, de contrôler les examens complémentaires ou d’adapter la prise en charge. Ce suivi repose habituellement sur une consultation programmée en présentiel.
Avec le développement des technologies numériques en santé, de nouvelles solutions permettent aujourd’hui de dématérialiser certaines étapes du parcours de soins grâce à des plateformes sécurisées permettant la transmission d’informations cliniques et biologiques entre les patientes et les équipes médicales.
L’étude GYNAB propose d’évaluer un modèle de suivi post-urgence dématérialisé utilisant une application numérique permettant aux patientes de transmettre leurs données cliniques et leurs résultats d’examens, tout en permettant aux médecins de suivre l’évolution clinique à distance et d’adapter la prise en charge si nécessaire.
En comparant cette approche à un suivi classique en présentiel, l’étude vise à déterminer si la digitalisation du suivi post-urgence permet d’améliorer l’expérience des patientes, d’optimiser l’organisation des soins et de réduire le recours aux consultations non programmées.
Objectifs du projet
Objectif principal
Comparer la satisfaction globale des patientes entre un suivi post-urgence dématérialisé à domicile via une application de santé connectée et un suivi post-urgence classique en présentiel à l’hôpital.
Objectifs secondaires
- Évaluer la satisfaction globale des patientes à 28 jours
- Analyser les scores PROM-ED selon quatre dimensions : soulagement des symptômes, compréhension de la prise en charge, réassurance et planification des soins
- Évaluer le taux d’hospitalisation au cours du suivi
- Évaluer le taux de consultations non programmées aux urgences
- Évaluer le taux d’interventions chirurgicales au cours du suivi
- Mesurer le temps cumulé de présence des patientes à l’hôpital
- Évaluer la satisfaction des médecins impliqués dans la prise en charge.
Méthodologie
L’étude GYNAB est un essai clinique comparatif randomisé visant à comparer deux modalités de suivi post-urgence gynécologique.
Les patientes pour lesquelles un suivi post-urgence est indiqué sont randomisées en deux groupes :
- Un groupe bénéficiant d’un suivi dématérialisé via une application de santé connectée
- Un groupe bénéficiant d’un suivi post-urgence classique avec consultation programmée en présentiel.
Dans le groupe dématérialisé, les patientes renseignent régulièrement des données cliniques via l’application (douleur, température, saignements, symptômes, etc.) et transmettent les résultats des examens prescrits. Les médecins peuvent suivre ces données à distance, adapter les consignes de prise en charge et contacter les patientes si nécessaire.
Les données de satisfaction et les résultats cliniques sont recueillis à différents moments du suivi, notamment à 7 jours et à 28 jours.
Population étudiée
L’étude inclut des femmes consultant aux urgences gynécologiques pour lesquelles un suivi post-urgence est indiqué.
Les situations cliniques concernées incluent notamment :
- Infection génitale
- Grossesse extra-utérine non compliquée
- Grossesse de localisation indéterminée
- Grossesse arrêtée traitée médicalement
- Métrorragies du premier trimestre de grossesse
- Vomissements gravidiques.
Critères d’inclusion
- Femmes âgées de 18 à 60 ans
- Première consultation aux urgences gynécologiques pour l’épisode étudié
- Indication médicale d’un suivi post-urgence
- État clinique stable permettant un retour à domicile
- Capacité à utiliser l’application de suivi
- Consentement éclairé signé.
Centre investigateur
L’étude est conduite au sein du service de gynécologie-obstétrique II et médecine de la reproduction de : Hôpital Cochin – Port-Royal AP-HP Université Paris Cité
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | GYNAB |
| Investigateur coordonnateur | L. Campin |
| Responsable scientifique | L. Marcellin |
| Institution coordinatrice | AP-HP / Université Paris Cité |
| Promoteur | AP-HP – DRCI |
| Type d’étude | Essai clinique comparatif |
| Design | Étude prospective randomisée |
| Centre | Monocentrique |
| Population | Femmes consultant aux urgences gynécologiques nécessitant un suivi post-urgence |
| Intervention étudiée | Suivi dématérialisé via application de santé connectée |
| Comparateur | Suivi post-urgence classique en présentiel |
| Taille de l’étude | 200 patientes |
| Durée d’inclusion | 24 mois |
| Durée de suivi | 28 jours |
| Financement | NABLA (40 %) – BPI France (60 %) |
Mots-clés
Endométriose — urgences gynécologiques — télésuivi — santé numérique — application médicale — parcours de soins — PROM.
Le projet MultiMENDo vise à identifier de nouveaux biomarqueurs diagnostiques et pronostiques de l’endométriose grâce à l’analyse du sang menstruel.
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer et reste associée à un retard diagnostique important, pouvant atteindre plusieurs années. À ce jour, il n’existe pas de biomarqueur non invasif fiable permettant un diagnostic précoce et une meilleure stratification des patientes.
Le sang menstruel constitue une source biologique particulièrement pertinente pour l’étude de la maladie, car il contient à la fois des cellules endométriales et des cellules immunitaires impliquées dans la physiopathologie de l’endométriose.
Grâce à une approche multi-omics, le projet MultiMENDo vise à améliorer la compréhension des mécanismes moléculaires de la maladie et à identifier des marqueurs biologiques non invasifs permettant d’optimiser le diagnostic et la prise en charge des patientes.
Objectifs du projet
Objectif principal
Identifier des biomarqueurs moléculaires de l’endométriose dans le sang menstruel permettant de distinguer les patientes atteintes d’endométriose de femmes témoins.
Objectifs secondaires
- Identifier des biomarqueurs pronostiques associés à la sévérité de la maladie.
- Identifier des biomarqueurs prédictifs de réponse aux traitements.
- Étudier les interactions entre cellules endométriales et cellules immunitaires impliquées dans la physiopathologie de l’endométriose.
- Développer des modèles expérimentaux d’organoïdes endométriaux pour explorer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Méthodologie
MultiMENDo est une étude observationnelle translationnelle monocentrique reposant sur l’analyse d’échantillons de sang menstruel collectés chez les participantes.
Les analyses biologiques reposent sur des approches multi-omics, notamment :
- Transcriptomique unicellulaire (single-cell RNA sequencing)
- Analyses protéiques multiplex
- Développement d’organoïdes endométriaux.
Ces approches permettent d’explorer les mécanismes moléculaires de la maladie et d’identifier des signatures biologiques spécifiques de l’endométriose.
Population étudiée
L’étude prévoit l’inclusion d’environ 250 participantes : environ 200 femmes atteintes d’endométriose et 50 femmes témoins sans endométriose
Critères d’inclusion principaux
- Femmes en âge de procréer
- Cycles menstruels actifs
- Diagnostic confirmé d’endométriose (pour le groupe cas)
- Consentement à participer à l’étude et à fournir des échantillons biologiques.
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | MultiMENDo |
| Investigateur principal | Pr Louis Marcellin |
| Coordinateur Scientifique | Dr Ludivine Doridot |
| Type d’étude | Étude observationnelle translationnelle |
| Design | Cas-témoins |
| Centre | Monocentrique |
| Population | ≈ 250 participantes |
| Durée du projet | 2023 – 2028 |
| Financement | European Research Council – Horizon Europe (ERC Starting Grant) |
Mots-clés
Endométriose — biomarqueurs — sang menstruel — multi-omics — diagnostic non invasif — médecine personnalisée.
Le projet TENDANSE vise à étudier les atteintes neurologiques associées à l’endométriose pelvienne profonde à l’aide de techniques avancées d’imagerie par résonance magnétique.
L’endométriose pelvienne peut entraîner des douleurs chroniques sévères, notamment lorsque les lésions sont situées à proximité des structures nerveuses pelviennes. L’implication des nerfs pelviens est cependant encore difficile à caractériser avec les techniques d’imagerie conventionnelles.
L’étude TENDANSE utilise une technique avancée d’IRM appelée Diffusion Tensor Imaging (DTI), qui permet de visualiser la micro-architecture des fibres nerveuses et d’étudier les altérations des structures nerveuses. Ces approches permettent notamment d’analyser les anomalies du système nerveux périphérique associées à l’endométriose.
En corrélant les anomalies nerveuses observées en imagerie avec les symptômes des patientes, l’étude vise à mieux comprendre les mécanismes de la douleur et à améliorer la planification chirurgicale.
Objectifs du projet
Objectif principal
Étudier les anomalies des structures nerveuses pelviennes chez les patientes atteintes d’endométriose à l’aide de l’IRM avec Diffusion Tensor Imaging (DTI).
Objectifs secondaires
- Corréler les anomalies nerveuses observées en IRM avec les symptômes douloureux des patientes
- Améliorer la caractérisation de l’atteinte neurologique dans l’endométriose pelvienne
- Optimiser la planification chirurgicale des lésions d’endométriose impliquant les structures nerveuses
- Contribuer à améliorer les résultats fonctionnels et la prise en charge des patientes.
Méthodologie
TENDANSE repose sur l’utilisation d’une imagerie IRM avancée pour analyser les structures nerveuses pelviennes.
Les analyses comprennent notamment :
- Acquisition d’IRM pelviennes avec Diffusion Tensor Imaging (DTI)
- Reconstruction et analyse des fibres nerveuses pelviennes
- Identification des anomalies des structures nerveuses
- Corrélation des données d’imagerie avec les symptômes cliniques et les données chirurgicales.
Cette approche permet de mieux caractériser l’atteinte neurologique associée à l’endométriose et de guider la stratégie chirurgicale.
Population étudiée
L’étude inclut des patientes atteintes d’endométriose pelvienne prises en charge dans un centre expert.
Les participantes bénéficient d’une imagerie IRM avancée dans le cadre de l’évaluation de leur maladie.
Critères d’inclusion
- Femmes majeures
- Diagnostic d’endométriose pelvienne confirmé ou suspecté
- Indication d’imagerie pelvienne par IRM dans le cadre de la prise en charge de l’endométriose
- Prise en charge dans un centre expert de l’endométriose
- Consentement à participer à l’étude.
Centre investigateur
L’étude est conduite au sein du centre expert d’endométriose de : Hôpital Cochin Port Royal
AP-HP Université Paris Cité
Fiche projet
| Élément | Description |
| Nom du projet | TENDANSE |
| Investigateurs principaux | L. Fournier, A. Bellucci, L. Marcellin, S. Sarnacki |
| Institution coordinatrice | Université Paris Cité |
| Type d’étude | Étude observationnelle d’imagerie |
| Design | Étude prospective |
| Centre | Monocentrique |
| Population | Patientes atteintes d’endométriose pelvienne |
| Technique étudiée | IRM avec Diffusion Tensor Imaging (DTI) |
| Objectif clinique | Analyse des atteintes nerveuses associées à l’endométriose |
| Durée du projet | 2024 – 2029 |
| Financement | Fondation Paris Cité Université – programme “Sauver la vie” |
Mots-clés
Endométriose — IRM — Diffusion Tensor Imaging — nerfs pelviens — douleur pelvienne — planification chirurgicale.



